Archives par mot-clé : Jeunesse

Jack Ü feat. Aluna George – To Ü

 

 

 

Il aura mis un peu de temps à se frayer un chemin jusqu’à mon cerveau, presque un mois, mais le nouveau single de Jack Ü, le duo formé par Diplo et Skrillex, s’avère sur la longueur devenir un vrai hit, addictif à souhait, dans la lignée des sons électro-exotiques que peuvent proposer M.I.A. ou Santigold. Plus mainstream, à mon sens, que tube Where Are Ü Now que le duo avait enregistré avec Justin Bieber, ce nouveau single pourrait bientôt grimper dans les charts du monde entier, notamment à la faveur d’une synchro publicitaire, qui devrait survenir très vite. Impeccablement produit, To Ü met en valeur la voix d’Aluna Francis, la chanteuse du duo AlunaGeorge, qui se marie parfaitement avec le son atypique et le style musical de Jack Ü. Réalisé par AG Rojas, le clip met en scène des adolescents et jeunes adultes, issus de milieux plus ou moins populaires et de différentes identités ethniques et sexuelles, qui se battent, dansent, rient, boivent, s’embrassent, font des âneries dehors, baisent, crient, courent… bref, qui profitent pleinement de leur jeunesse, à égalité et sans notion de rejet de l’autre. Ces jours-ci, ces images et ces mots d’amour, cette jeunesse qui a la vie devant elle, me touchent plus encore qu’il y a quelques semaines.

La tête haute

 

 

 

Vraie claque de ciné du mois, le nouveau film d’Emmanuelle Bercot lui a valu tellement de louanges lors de sa présentation en ouverture du Festival de Cannes que son prix d’interprétation féminine, pour le nettement moins consensuel Mon Roi, ressemble un peu à un lot de consolation, décerné aussi pour son film coup de poing, qui n’a pas eu les honneurs de la compétition officielle. Le pitch de La tête haute :

Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.

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La Pop-Pouffe de novembre

Ok, c’était moins une, mais pour être tout à fait honnête, avec ma perte habituelle d’inspiration pendant la moitié du mois et la semaine (un peu) chargée que j’ai eu jusqu’à présent, cela n’a pas été facile de te pondre la Pop-Pouffe du mois dans les délais : en quelque sorte, tu as de la chance. Par ailleurs, tu m’as troublé, à réagir ainsi au quart de tour à un post tout poucrave sur Billy « has been » Crawford alors que d’habitude il faut environ 36 heures de cuisson avant que tu n’envisages de te lolifier comme il se doit à la lecture d’une de mes chatoyantes proses. Tout ce trouble, c’est un peu déstabilisant (en plus d’être vaguement érotique) (euh) : qu’est-ce qui nous arrive ?? Je veux dire, tu as des goûts étranges, tu sais. Tu sais choisir tes lectures, en somme.

Bon, tout ça pour dire quoi ?
Ah oui, la Pop-Pouffe. Lana Del Rey. Pas tout à fait Erika Jayne, hein. C’est pas demain la veille qu’elle va cartonner sur le dancefloor du Macumba, la Lana. Mais si j’en cause et que je la classifie dans cette catégorie honteuse, c’est juste pour faire le rebelle : c’est qui cette meuf ? D’où elle vient ? Comment ça se fait que je voie son nom surgir partout dans mon Netvibes et dans mon Twitter depuis un mois et quelque ? J’ai l’impression d’être influencé alors que je me sentais si influent, tu m’as complètement chamboulé avec cette nouvelle tête d’affiche de la hype blogosphérique que même pas j’étais au courant qu’elle existait avant tout le monde. Ce genre de traumatisme laisse des traces bien difficiles à effacer dans l’égo d’un blogueur influent de l’internet mondial de l’influence, vois-tu.
De toute façon, moi je connais pas de Lana. Quand je lis ce prénom, ça me fait penser à Lana Lamour, l’actrice bonnasse et agent secret de MAD qui faisait tourner la tête de l’inspecteur Gadget dans une vieille cassette vidéo de ma jeunesse lointaine et perdue.
(oui, c’était une espèce d’Amanda Lear à perruque qui avait, comme beaucoup d’ennemis de Gadget, l’air beaucoup moins con que le héros de la série) (ce dessin animé était totalement amoral, quand on y pense) (cet abruti d’inspecteur incompétent, redouté de tous alors qu’il ne pigeait rien à rien et que sa nièce de dix ans lui sauvait sans arrêt les miches grâce à Fino son clébard surdoué et à son iPad) (oh wait…)
Bref, Lana Lamour, quoi.
Alors bon, la Lana Del Rey, elle a comme qui dirait un léger problème de personal branding. Je suis sûr qu’elle y avait même pas pensé, cette naïve.
En plus elle est plus jeune que moi, comme tous les gens qui deviennent célèbres depuis trois ou quatre ans maintenant, me rappelant que non, moi je ne suis pas un artiste talentueux, un entrepreneur de génie, un prodige de la littérature ou une superstar du sport (lol). Je me dois de la détester, quoi. Même si en vrai elle a l’air plus sympa que Lily Allen (qui a accouché, by the way) (ou alors elle a l’air atrocement vilaine et poseuse) (j’ai pas encore pris ma décision définitive).
Sinon, rassurons-nous (enfin, rassure-me-je, plutôt) (c’est français ?) (non, hein ?) : je ne suis pas à la ramasse totale, vu que l’album de Lana Del Rey est programmé pour le mois de janvier 2012, qu’il s’appellera Born This Way To Die, et qu’elle est en train de tourner le clip du single éponyme. J’ai encore une chance d’être moins à la bourre que Le Grand Journal.
Comment ça, y’a pas d’analyse musicale ou clipesque dans cet article de merde ? Bah nan, voila !

Le tube d’il y a 10 ans : Modjo – Lady (Hear me tonight)

Mes enchilladas,
Je suis vachement dépressurisé du moral, ces temps-ci. Peut-être parce que c’est la rentrée. Ou alors parce que c’est la guerre civile grève aujourd’hui, et que la retraite me semble dans mon c** encore bien loin. Mais on s’en fiche. C’est juste une intro pour causer nostalgie. Et pour lancer une nouvelle rubrique sur ce bloug parce que, 1) si si, je peux tenir une rubrique avec un minimum d’assiduité et de cohérence éditoriale (même si les Old Sluts et les Pop-Pouffes ne témoignent pas en ma faveur), et 2) comme c’est la rentrée, tu vas bien finir par rentrer de tes vacances à Saint Barth’ et COMMENTER, non ?
Non ?
Ah bon.
Donc nouvelle rubrique, today. Mode émotion on. Nouvelle rubrique publiée tous les quand je veux, hein, cela va sans dire, je veux pas te perturber par rapport au non-rythme qui sévit ici. Je suis un garçon très prévenant.
Il y a dix ans, j’en avais quinze, et … comment te dire, je le vis super mal, d’avoir traversé ces années comme une seule et de ne plus avoir le droit d’être un ado boutonneux qui stagne sur son canap’ et commence à faire ses devoirs à 22h devant des épisodes en VF d’Ally McBeal sur la six. Dix ans de plus, des progrès notables dans bien des domaines, mais vu d’ici, je ne suis pas du tout arrivé là où je pensais me trouver à vingt-cinq piges.
Je vois en cela une illumination occasion de causer tubes. Parce qu’on n’est pas mainstream pour rien, dans ces lieux de perdition intellectuelle. Et pis parce que je m’étais vraiment bien amusé à faire un top 40 des 2000’s en décembre dernier, alors je vais t’en administrer des doses homéopathiques (chouette alors).
Il y a dix ans, le truc incontournable en radio, en télé et en sûrement plein d’autres choses qu’on n’appelait pas encore le ouèbe 2.0 (normal, z’avaient pas Youteub ni Dailymocheune à l’époque) (les nazes), c’était ça :

Le sinegueule de Modjo, Lady (Hear me tonight), était une espèce d’insupportable déferlement quasi-permanent dans nos mirettes pas forcément consentantes. Faut dire qu’on était bien contents d’avoir trouvé une nouvelle preuve flamboyante du succès de la French Touch à envoyer à la face du monde. Parce que bon, niveau musique mainstream, à part Daft Punk, les artistes clairement identifiés, capable de pondre du sinegueule à succès ET de durer, ça courait pas les couloirs dans la French Teutche…
Mais les gars de Modjo, ils avaient l’air bien partis, avec leur chanson matraquée dix fois par jour en radio et leur clip un peu fauché façon « ode à l’hédonisme de la jeunesse », avec caméo des deux musiciens pour faire cool. Après tout, qui n’a jamais tripoté deux de ses potes dans la douche d’un motel, je te le demande ?
Au final, l’histoire allait nous détromper puisque, suite à Lady, le deuxième puis le troisième sinegueule de Modjo allaient avoir de moins en moins de succès, jusqu’à voir le groupe se dissoudre discrètement, disparaissant comme il était apparu. J’ai vaguement entendu parler de Yann Destagnol, le chanteur, quelques années après (il revenait avec un nouveau projet) (qui a fait pschitt apparemment parce que j’en avais plus trop entendu parler après), mais sinon, Modjo aura été un groupe de plus au sein du large cercle des one hit wonder.
Ce qui les différenciait, donc, à l’époque, c’est que c’étaient des frenchies, et que comme Daft Punk ou Mister Oizo, ils avaient réussi le miracle d’être numéro 1 des ventes de sinegueule au Royaume-Uni. En gros, un cocorico de base comme on sait en faire de ce côté-ci de la Manche, lancés à la conquête du monde dès qu’un truc français marche un peu à l’étranger.
Pas de quoi devenir fan, en ce qui me concerne, mais c’est dommage qu’ils n’aient pas duré un peu plus. Le deuxième sinegueule, Chillin’, moins matraqué et plus décalé, était assez rigolo. Et puis bon, si vraiment il n’y a qu’avec la house et la dance que les français ont des chances de s’exporter, j’aime autant que ce soit avec Modjo qu’avec David Guetta.