Archives par mot-clé : Paris

Le goût des choses futiles

 

 

prayforparis

 

 

Ça va être compliqué, cette histoire. Le voilà donc, le post de blog un peu gêné, triste et consterné, comme pour se donner une contenance et une caution morale, une excuse avant de reprendre, bien vite, les articles débiles, les analyses golri, les partages de liens graveleux et, plus globalement, l’envie de se poiler sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je vais reprendre dès aujourd’hui, « comme si de rien n’était ». Non pas parce que cesser de rire, de critiquer, de vanner, de parler de musique ici, ne serait-ce qu’un jour, ce serait donner raison à Daesh. Je suis loin de me considérer comme si digne d’intérêt que cela et d’imaginer que les attaques de vendredi visaient à censurer les blogs, a fortiori un blog aussi insignifiant que le mien. Tout cela visait vraisemblablement plus à générer de la psychose dans nos vies quotidiennes et nos manières de nous informer qu’à nous faire fermer nos blogs de pédés. Je vais en fait reprendre les publications de clips, de critiques de films, de pilotes de séries ou de billets d’humeur parce que c’est un espace qui m’appartient et que j’ai besoin que le web, qui représente une portion non-négligeable de mes journées, conserve une partie de « normalité ».

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Les deux amis

 

les-deux-amis-Golshifteh Farahani

 

IMMENSE gêne, pour ma part, devant le premier film de Louis Garrel en tant que réal. Si le pitch était attirant et les critiques dithyrambiques, je ne suis pas convaincu par le produit fini, et surtout par le discours qu’il sous-tend. Enfin, pour être plus précis, par le non-discours qu’il sous-tend, alors que ce qu’il décrit procède au mieux de la métaphore maladroite, au pire de la glorification d’une certaine misogynie. Vaguement inspiré des Caprices de Marianne d’Alfred de Musset, Les Deux Amis n’a pas l’air de se rendre compte que deux siècles plus tard, une femme n’a pas forcément de raison, qu’elle soit maritale ou autre, à invoquer pour refuser les avances d’un homme. Il se peut aussi qu’elle n’en ait tout simplement pas envie, ce que le film semble souvent balayer d’un revers de la main comme une hypothèse absurde. Résumé avec spoilers, pardon.

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Prizoners

 

 

 

 

 

Après HintHunt et La Pièce, troisième Escape Room parisienne essayée ce week-end : Prizoners. Ou comment le concept se revisite à travers une trilogie épique de type « Sydney Bristow contre les fidèles de Rambaldi ». A savoir, ici, l’Ordre Pourpre, une organisation de méchants qui veulent… euh, régner sur la Terre et imposer une dictature, je suppose. En fait, j’ai pas trop compris.

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Toute première fois : maladroit, comme son nom l’indique

Quelle catastrophe… Alors c’est ça, que le cinéma populaire français a à proposer, deux ans après les débats nauséeux sur le mariage pour tous, sur le terrain de la comédie estampillée gay ? Certains parlent d’enchaînement de clichés, mais je crois que là n’est même pas le problème. Au contraire, en fait, les principaux personnages gays de Toute première fois n’incarnent tellement pas leur sexualité qu’ils pourraient aussi bien être hétéros. Surtout, il fallait qu’ils ne soient pas clichés. C’était l’intention des scénaristes, on le sent bien. Sauf que, du coup, la cible gay à laquelle le film fait de l’œil sans vergogne (couv’ de Têtu, sujet du « mariage gay » bien mis en avant pendant la promotion chez Ruquier and co, chez qui les acteurs n’ont pas semblé rencontrer le moindre début de critique, fesses de Pio Marmaï, bite de Franck Gastambide – on attend les gifs animés sur Tumblr…) a bien du mal à se sentir concernée…

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