Archives par mot-clé : Romance

Crimson Peak

 

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Guillermo Del Toro, c’est un peu la troisième roue du carrosse du cinéma mexicain : alors que ses confrères Alfonso Cuarón et Alejandro González Iñárritu viennent coup sur coup de rafler l’oscar du meilleur réalisateur à des pontes de l’industrie hollywoodienne comme Martin Scorsese ou Wes Anderson, il attend toujours son tour, qui était probablement venu avec Le Labyrinthe de Pan en 2006 et ne reviendra pas de sitôt, à mon avis. C’est que Del Toro, contrairement à ses deux collègues et amis (dont il co-produit régulièrement des projets), verse plutôt, côté réalisation, dans le cinéma de genre (Mimic, Hellboy, Pacific Rim), option gore et flippette, ce qui fait tâche dans les palmarès des oscars, sauf pour les oscars techniques, éventuellement. Et c’est probablement tout ce à quoi pourra prétendre Crimson Peak ces prochains mois.

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Magic in the Moonlight

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Avec sa régularité de métronome, vient le Woody Allen annuel. Chaque année, ces films, pas toujours excellents mais jamais indigents, nous offrent l’une des rares opportunités d’assister, en tant que contemporains, au lent accouchement de ce que nos futurs petits-enfants seront amenés à considérer, à travers des rétrospectives et autres expos intellos, comme l’une des œuvres majeures du cinéma de la fin du XXème siècle : la carrière d’un prolifique acteur-réalisateur, aux contours personnels flous et parfois sulfureux, qui aura consacré la majeure partie de sa vie à livrer, pièce par pièce, une œuvre riche et cohérente sur ses névroses (qui, par bien des aspects, sont aussi celles de son siècle). Peur de la mort, évolution des rapports hommes-femmes, décrépitude de la bourgeoisie, dépression, mystères et faux-semblants de la vie en société : Allen aura été le cinéaste d’un vingtième siècle plein de bouleversements, du moins dans le quotidien des milieux privilégiés et urbains.

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Young and Hungry, c’est dans les vieux pots…

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L’été est souvent une période un peu sèche pour qui passe ses soirées viandé dans son canapé à regarder des séries US. Il y a bien la possibilité de rattraper son retard ou de commencer des séries qu’on s’était toujours juré d’essayer un jour, mais la tâche est souvent décourageante. Après tout, si je n’ai jamais dépassé le pilote de Mad Men, mes désormais six saisons et demi de retard peuvent sembler dures à avaler. L’autre solution, c’est de se rabattre sur les séries d’été proposées par les networks, au rang desquelles on a pu, ces dernières années, compter des classiques tels que Dexter ou True Blood. Mais il faut dire que ces séries, aux saisons souvent plus courtes que les autres, font souvent office de sous-produits, pas tout à fait aussi ambitieuses ou bien servies par leurs diffuseurs que leurs consœurs diffusées de septembre à mai. Beaucoup d’entre elles peinent d’ailleurs à dépasser une saison.

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Case of the e-Darling date

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Parfois (souvent, en fait), je découvre des séries avec des mois de retard sur leur calendrier de diffusion originelle. C’est-à-dire qu’à part les rentrées des gros networks américains (ABC, CBS, Fox) et, un peu, du câble (HBO, Showtime), je ne suis pas forcément à la recherche permanente de petites perles venant de partout dans le monde, ou même de chaînes anglo-saxonnes que je « connais » moins. C’est ainsi que je suis, pour le moment, totalement passé à côté de Banshee, par exemple, ou que j’ai de grosses lacunes en séries anglaises. C’est donc toujours avec plaisir que je découvre, sur le tard, des séries que je me fais un plaisir, si elles sont réussies, de binge watcher en trois jours. Dates est de celles-là : diffusée en Angleterre, elle n’est passée dans mon radar (en l’occurrence, dans celui de l’Homme) qu’il y a deux semaines. Je ne l’ai pas binge watchée parce que je n’ai pas trop le temps en ce moment (on est le 13 février et je vais TOUJOURS à la piscine deux fois par semaine) (genre, euh, j’ai rentabilisé mon abonnement trimestriel, quoi) (l’hallu est totale dans mon entourage), mais aussi parce que, avec la trêve hivernale de certaines séries, c’est pas le moment de se descendre tout ce qu’on a sous la main en deux jours. On déguste et on savoure.

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