Archives par mot-clé : Sexisme

The Hateful 8

 

the hateful eight

 

Il nous l’aura teasé, Tarantino, son huitième film : un premier poster dès juillet 2014, des rumeurs d’abandon du projet après le leak d’un scénario, une reprise quelques semaines plus tard en se promettant d’être prêt à temps pour fin 2015 et la saison des Golden Globes… Comme il fait partie des réalisateurs-stars d’Hollywood, dont on va voir les films plus par curiosité et par respect pour le souvenir de ses réalisations précédentes, conscients que nous sommes d’assister depuis 25 ans à la création de ce qu’on appellera dans trente ans une œuvre, que parce qu’on en a quelque chose à battre du casting ou du pitch, on attend en fait son film suivant dès qu’un nouveau sort en salles. Et il fait ça plutôt bien, d’ailleurs, ne faisant pas languir son public pendant 10 ans entre chaque projet, mais n’enchaînant pas non plus tous les ans en confiant la moitié du boulot à ses assistants : qu’on adhère ou pas, un nouveau Tarantino, c’est toujours un temps fort dans une saison ciné. Typiquement, de mon seul gré, j’irais pas nécessairement voir un western, mais quand c’est lui qui signe, faut bien se résoudre à essayer. Auréolé du succès de Django Unchained en 2012 (son plus gros carton commercial), le plus célèbre des ex-employés de vidéo-club revient donc en ce début 2016, avec un nouveau western (qui vire un peu au whodunit) qui semblait taillé pour faire du bruit lors de la saison des oscars. Pas de bol, ces derniers ont un peu boudé The Hateful Eight

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Manic Pixie Dream Girl

 

kate winslet eternal sunshine of the spotless mind

 

« Too many guys think I’m a concept, or I complete them, or I’m gonna make them alive. But I’m just a fucked-up girl who’s lookin’ for my own peace of mind; don’t assign me yours. » L’une des répliques cultes du non moins culte Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, en 2004, sortait de la bouche de Clementine, le personnage de Kate Winslet, s’adressant au héros Joel Barish et rejetant le trope de fiction dont elle était pourtant l’incarnation consciente : la Manic Pixie Dream Girl. La Manic Pixie Dream Girl (littéralement, la fille de rêve un peu folle et un peu féérique), c’est ce stéréotype allant encore plus loin que la Cool Girl dénoncée par Amy Dunne dans Gone Girl. Ce n’est pas une espèce de garçon manqué qui boit de la bière et accepte tous les défauts de son mec tout en arborant un corps de rêve comme dans Mary à tout prix : c’est sa version plus « sensible ».

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Walk of Shame

 

Walk-of-Shame-2014

 

 

Encore une victime du titrage français pourri. Walk of shame était pourtant un si sympathique titre, bien plus raccord avec ce qui se passe dans le film, et tout à fait compréhensible pour les 50 spectateurs parisiens qui sont allés le voir aux Halles (maintenant que l’UGC Orient-Express est fermé, ces « petits » films US qui n’intéressent que cinq blogueurs et dix fans de Judd Apatow n’ont plus vraiment leur salle dédiée sur Paris). Mais non, il a fallu nous pondre ce titre pourri et cette affiche rappelant de manière à peine subliminale Very Bad Trip. On a échappé de justesse à American Sexy Morning ou à Very Bad Gueule de Bois, à mon avis…

 

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Pharrell Williams – Marilyn Monroe

 

 

J’en ai déjà causé ici et je n’en démords pas, c’est un tube. S’il n’a pas l’attrait marketing d’un Happy et de tout son habillage de storytelling optimiste, Marilyn Monroe a un refrain superbe, un clip faussement féministe qui fera plaisir aux unes et dégainer leurs analyses assassines aux autres, et probablement le soutien nécessaire des radios et des chaînes de télévision pour devenir l’un des hits de l’été 2014. En attendant qu’il sorte Hunter en single ou, plus probablement, le duo avec Miley (ou celui avec Justin). Entre ça et ses collab’ avec Kelly Rowland, Kylie Minogue, Ed Sheeran et la moitié du gratin de la pop mondiale, on n’est pas sortis de l’auberge avec le Timbaland de 2014…