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Taylor Lautner est toujours hétérosexuel

Je sais pas toi, mais moi je trouve que les wacances de Nouël, au boulot, c’est la meilleure période de l’année. Il n’y a pas beaucoup de pression : une grande partie des collègues, clients et autres prestataires sont en congés, et du coup la plupart des dossiers sont un peu bloqués (c’est sûrement pour ça que les rentrées sont chargées). Et contrairement au mois d’août où, pourtant, un climat de glanditude similaire pourrait aisément s’installer pendant genre trois semaines / un mois, les troupes n’ont pas le temps de s’organiser pour que les affaires continuent à rouler. Bah oui, pour une malheureuse semaine, on ne va pas désigner les trois malheureux grouillots présents pour reprendre en main le travail des trente absents, hein : ça attendra juste le lundi suivant.

Noël, cette année, c’était bien, mais en fait je n’y pensais pas trop avant que ça ne tombe. C’est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe : pas trop prévu, pas trop anticipé, j’étais tellement sous l’eau avec d’autres trucs (le boulot, le déménagement, tout ça) (ma vie est décidément bien compliquée) (c’est vraiment très intéressant), que je me suis retrouvé, le vendredi 23 décembre, dans les magasins, avec tous les connards de la Terre (parmi lesquels je me compte, tu penses bien). Et puis le samedi 24, presque comme un week-end ordinaire, je suis parti dîner chez mes parents.
C’était la première fois depuis longtemps qu’il n’y avait que nous quatre : mon père, ma mère, mon frère et moi. Ce repli sur le cocon familial n’est pas très nouveau (dix ans que ça dure), mais jusqu’à présent, à Noël, il y avait toujours quelqu’un d’autre. Du coup, on n’a vu personne d’autre du week-end. Je n’ai même appelé personne pour les voeux, que pouic. On a décoré le sapin à l’arrache une heure avant le repas, et puis on a tous dîné ensemble, et à la fin du repas, on s’est offert nos cadeaux. Pas de poireautage jusqu’à minuit, pas d’attente jusqu’au lendemain matin, c’est bon, on n’a plus six ans, on sait très bien qu’on est là pour ouvrir les paquets, pas la peine de ritualiser à outrance. Comme chaque année, toutefois, la soirée fût ponctuée de ce qui fait, probablement, le charme de la famille (on finit par s’y habituer) : les prises de tête. Mais sans les spectateurs gênés, ce qui n’est pas plus mal.
Cela ne finit pas dans les cris et les larmes : c’est un sport, une sorte de danse à la chorégraphie inlassablement répétée, à chaque fois que nous nous retrouvons dans la même pièce. Le ballet des déceptions. Alors que je me suis longtemps senti seul face à une équipe de trois, mon frère semble être devenu, bon an mal an, une sorte de coéquipier. On joue à la lutte des générations, entre jeunes crétins rupturistes et vieux encroûtés plus ou moins poliment conservateurs. Là où mon frère garde un sang chaud qui lui permet de gueuler des arguments pendant un quart d’heure d’affilée sur un seul sujet, j’ai pour ma part depuis longtemps baissé les bras. Ce que mes parents ne comprennent pas, de ma vie, de mes convictions, ils n’ont pas envie de le comprendre. Pratiquer l’argumentation rationnelle dans le vide, j’ai essayé. Mais c’est fatiguant. A la fin, on souhaite simplement que cela cesse, on s’est énervé pour rien, on a dit des choses dont on se rend compte, une fois la tension passée, qu’on aurait préféré les taire. Alors je les ai regardés, se chercher des poux sur les menus sujets habituels : les travaux de la maison, la famille qu’on ne voit plus, le nucléaire, les gens qu’on fréquente, les endroits où on vit, les métiers qu’on a choisis, le gouvernement, la présidentielle de 2012, le tri des déchets, Hadopi, les cours d’Internet, la guerre d’Algérie, la manière dont on gère (mal) nos paperasses administratives… Bref, un repas de famille, ça vous occupe trois heures sans temps mort.
Tout a glissé sur moi, je ne me souviens pratiquement plus de ce que j’ai dit. Mais depuis quelques mois maintenant, je n’essaye plus vraiment de faire valoir mon point de vue. J’essaye plutôt de tempérer, de reformuler, de mettre tout le monde à peu près d’accord sur le fond quand c’est possible. Avoir raison, obtenir l’approbation, ce n’est plus un objectif. L’objectif, désormais, c’est de revenir de là-bas sans avoir la boule au ventre à l’idée d’y retourner, c’est d’accepter de ne plus être dans le conflit, c’est d’essuyer les réflexions salaces et les sous-entendus fielleux sans se sentir touché. Et garder en tête l’idée que, le plus important, c’est que je les aime. Ne surtout plus chercher à comprendre pourquoi ni comment. Prendre le meilleur tant qu’on nous le donne. Ne plus prendre la colère, même si elle est là aussi, et se concentrer sur les moments de partage. Être là et être loin, être venu mais ne pas se laisser atteindre. Se dire qu’ils nous manquent sans pour autant oublier que, pour rien au monde, on ne reviendrait vivre avec eux.
Je me dis que, du coup, c’est probablement plus dur pour eux que pour moi, maintenant. Moi, je ne rumine plus mes griefs face à quelqu’un qui ne veut pas les entendre. Mais ai-je encore le luxe de prendre en compte leur avis ? Est-ce que je dois respecter ce qu’ils ressentent, ce qu’ils pleurent, ce qu’ils vomissent (paraît-il) ?
Ma seule réponse, pour l’instant, est à l’image de Mylène Farmer (reine du lol s’il en est) : oui mais non. Oui, je prends en compte. Oui, j’offre une attitude plus positive. Mais non, je ne change pas qui je suis, au dedans. Je serre les dents, je me dis que ma vie n’est pas là, et que ce n’est pas si grave.
J’y ai gagné un Noël paisible (merci Mylène).
Et pendant ce temps, dans le vrai monde, Taylor Lautner n’a pas fait son coming out.

Valentine’s Day, bien mais pas top

Bon, je vais finir par tous vous abandonner, tu sais, à force de déprimer tranquillou sur mes candidatures et de voir que MÊME PAS tu viens me supplier de revenir dans les commentaires. Nan mais je te jure, l’ingratitude du lectorat, parfois, ça me rappelle le collège.
Histoire de ne pas t’abandonner complètement, et aussi parce que mes stats ont tellement plongé que, du haut de mon piédestal bien au-dessus de ces basses considérations bloguesques (genre « ouais, ranafout’ de mes stats »), je vais tenter de sauver au moins mes sept lecteurs quotidiens avides de décolletés d’animatrices d’émissions de qualité (à propos, si quelqu’un peut m’expliquer ce que signifie la requête « comment complimenter une adolescente sans faire le canard », ça me dépannerait), je te ponds du nouveau post. Du post ciné, hein, parce que le ciné c’est mon seul prétexte pour sortir de chez moi actuellement, en-dehors des courses. La chômeur connexion, qu’ils appellent ça.
Alors voilou, hier, comme je mène une vie d’ermite célibataire chevronné, je me suis dit qu’une bonne tambouille hollywoodienne bien ficelée me ferait du bien au moral. Que nenni, mes autruches en string,  car Valentine’s Day, en fait, est une daube sur laquelle j’ai passé deux heures à soupirer entre deux vagues rires. Ouais. Je sais, grosse déception, on s’attendait au minimum à du prix d’interprétation cannoise, et au final, que pouic. Dégoûté. Bon, ok, c’est du Garry Marshall, mais quand même, Pretty Woman ou Princesse malgré elle, c’était pas chiant. Au pire, gnangnan, mais faut aussi savoir ce qu’on veut quand on entre dans une salle de cinoche, non ?
La fausse bonne idée du film, c’est de tout miser sur son casting, et c’est vrai qu’il faut avouer que ça a de la gueule (même si, au final, cite-moi un BON film dans lequel une de ces personnes a joué récemment, hein) : Jessica Biel (nue), Jennifer Garner (nue), Jessica Alba (nue), Julia Roberts (bon, ça suffit, maintenant), Ashton Kutcher, Jamie Foxx, Kathy Bates, Patrick Dempsey, Bradley Cooper, Eric Dane, Taylor Lautner, Anne Hathaway, Taylor Swift, Topher Grace, Queen Latifah, Shirley McLaine…
Ce qui fait qu’on s’intéresse au film au début, c’est qu’on se demande qui va se taper qui, suspense ô combien hametant qui pour certaines intrigues dure jusqu’à la fin, chouette alors. Mais au final, le film pâtit d’un manque de rythme dans le scénario, avec plein de scènes pas très drôles et des liens finalement ténus entre les différentes intrigues. Quand on cherche à faire un film niais romantique choral genre Love Actually (c’est bon, les mecs, on l’a senti), mais avec l’excuse commerciale de la Saint Valentin, autant miser sur les scénaristes plutôt que sur le casting people : certes on fera moins d’entrées le premier week-end, mais sur la durée le film sera reconnu comme pas trop pourri, ce qui à mon sens en vaut la peine. Car dans Valentine’s Day, pour deux ou trois scènes à peu près marrantes, quinze scènes bourrées de caractérisations sommaires des personnages, de dialogues pas extraordinaires (la verve des personnages british de Love Actually ou de Good Morning England, ça passe aussi par les dialogues) et des clichés les plus éculés de comédies romantiques, voire de séries sentimentales pour ados fossilisés sur leur canapé. Dans le désordre : coucher ou ne pas coucher pour la première fois avant la fac, pardonner ou ne pas pardonner une vieille infidélité, mon mec est-il secrètement marié ou pas, je suis blasé de la Saint Valentin et c’est donc précisément ce jour-là que je vais trouver l’amour… Bonjour les efforts, Mr Marshall.
On aurait à la limite pu miser sur les clins d’œil tout trouvés proposés par le casting, mais même pas. En effet, et c’est troublant quand ça survient à une échelle pareille, plusieurs des acteurs du film ont en commun le premier film/série qui les a rendus célèbres. Julia Roberts et Hector Elizondo sont les deux rescapés de Pretty Woman, un film qui nous permettait de croire que le tapin pour une gamine fauchée de vingt ans c’est pas du tout sordide (ouais, dans un cinq étoiles avec la carte de crédit de Richard Gerbe, tu m’étonnes, chéri), et réalisé par… Garry Marshall qui a maintenant vingt ans, d’ailleurs, la vache, ça colle un coup de vieux, ça. Ashton Kutcher et Topher Grace étaient respectivement Kelso et Eric dans That 70’s Show. Eric Dane et Patrick Dempsey sont Docteur Machin et Docteur Truc dans Grey’s Anatomy. Bradley Cooper et Jennifer Garner doivent à peu près tout ce qui leur arrive de bien aujourd’hui à la série Alias… Eh bah tu sais quoi ? Même pas les scénaristes les ont fait se croiser dans le film ! Trop naze.
A la limite, vas-y quand même pour Taylor Swift, qu’on a mis en couple avec Taylor Lautner parce que, hon hon, Taylor et Taylor, trop drôle. La petite Taylor joue en effet un rôle très « Dorothy Doll » dans son genre, quoiqu’elle a été mise dans l’intrigue la moins intéressante. Le petit Taylor, lui, nous montre l’intérêt qu’il y a à le voir dans un film où il n’enlève pas le haut : aucun, apparemment.
Ah, et pis quand même, on appréciera les quelques scènes de Queen Latifah, la seule qui bénéficie de dialogues un peu marrants.
Mais bon, ça fait light, au bout du compte. Je vais peut-être me ressortir de vieux DVDs de Meg Ryan, moi.

Le 2, aussi grotesque que le 1

Bon, je suis allé voir Twilight 2 – Tentation (ou New Moon, si on veut se la jouer puriste) (mais bon, puriste de Stephenie Meyer, hein…).J’avais trouvé le premier volet cucu, mon excuse étant que face à la médiatisation intensive et à la présence du film à l’affiche huit semaines après sa sortie, j’avais fini par céder et aller le voir, pour constater que c’était donc aussi niais que ça en avait l’air. Depuis, ce premier film a été considéré comme un immense succès de la mort qui tue sa race, adoubé par MTV et cultissimisé par à peu près tout ce que l’Occident compte de femelles de moins de 16 ans.

Bon, soit.

Mais c’est quand même très mauvais. Pourquoi je suis allé voir le deuxième, alors ?

Raison 1 : c’est une saga, donc l’histoire n’est pas finie, et j’ai envie de la finir.

Raison 2 : il y a un effort de construction d’une mythologie dans ces films, ce qui a généralement tendance à m’inspirer de la sympathie pour un film. Une alternative aux théories de Buffy sur les vampires ne pouvait que me dépoussiérer un peu mes références de gourdasse.

Raison 3 : Nan mais c’est quoi ces affiches de crypto-porno gay ???

Si on résume, j’étais quand même curieux de découvrir la suite de cette daube.

Alors le pitch, c’est que Bella (Kristen Stewart), la gourde molle et sans charisme qui a inexplicablement fait chavirer le cœur du gossbô vampire Edward Cullen (Robert Pattinson) (nu) dans le premier film, sort toujours avec lui. Mais bon, vivre avec un vampire c’est dangereux, donc il la quitte pour la protéger, comme Spiderman quand il voulait protéger Mary-Jane Watson. Alors la pauvre Bella entre en crise, puis en dépression. Traduction : elle essaye de le retenir mollement, puis elle le poursuit mollement pour essayer de le rattraper mollement, puis elle chiale mollement, et enfin elle déprime mollement en hurlant de temps en temps dans son oreiller pour être un minimum crédible en tant qu’ado désespérée de la laïfe. Ce faisant, elle écrit des mails (les lettres manuscrites, ça aurait peut-être été le cliché de trop) où elle écrit que « ton absence nourrit mon horizon » et que « c’est comme un immense vide dans ma poitrine »

Limite elle aurait écrit que sa vie s’arrête comme une vague sur un océan de larmes, j’aurais pas été surpris…

Cette fille est molle, en résumé, je ne comprends pas trop en quoi elle fait une bonne héroïne de film. Je ne sais pas si je parle de l’actrice ou du personnage, mais vraiment, c’est frappant. Comme elle est présente dans tous les plans du film, on finit par vaguement croire à un semblant de charisme, mais bon, elle reste une niaise mollassonne avec des cernes sous les yeux qui n’arrive pas à oublier son keum et dont le désespoir est aussi profond qu’une soucoupe à café (ou que le Q.I de Kévin de Secret Story 3)…

A ce moment-là, on est à trois quarts d’heure de film, et on se demande comment on va tenir deux heures à ce rythme. Progressivement, dans un rapprochement digne des meilleurs épisodes de Dawson, Bella va tomber dans les bras de Jacob (Taylor Lautner), son pote amérindien qu’on avait aperçu dans le premier film et qui ressemblait à ça :


(Non, il n’a pas chanté un tube de l’été de TF1 en 1996)

La tension narrative vient du fait que, comme c’était très subtilement amorcé dans Twilight 1, Jacob n’aime pas trop le clan d’Edward (et les vampires en général) parce que, en tant qu’Amérindien (c’est pour ça, les cheveux), il vient d’une tribu présente sur ce territoire depuis des lustres, et que lui aussi il a un pouvoir surnaturel, du coup.

Les êtres surnaturels se bousculent dans l’Etat de Washington…

L’intrigue suit alors son cours naturel, sur fond de métaphore virginité / dépucelage (identification du public ?).

En vrai, il n’y a que trois baisers échangés dans le film, et aucun pour le pauvre Jacob qui, comme tout second choix de trio amoureux qui se respecte, finira par se la coller derrière l’oreille. Pas étonnant parce qu’il garde ses cheveux d’Apache pendant la moitié du film et que ça donne pas trop envie de l’embrasser, en fait. D’ailleurs, à sa première apparition dans le film, avec ses cheveux gras autour du visage, la salle était trop MDR lol trop golri.

Et pis dans la deuxième moitié du film il a les cheveux courts et il ne met plus tellement de T-shirt…

Alors ok, c’est du sous-Ricky Martin pour pisseuse, mais bon, quitte à choisir un camp entre Robert Pattinson et Taylor Lautner (nu) (la prochaine guerre des forums ados), Taylor le gossbô qui passe sa vie à moitié à poil sans trop de raisons n’est pas beaucoup plus ridicule que les scènes où Robert Pattinson, blanc comme un cul car maquillé au talc, marche au ralenti avec sa chemise au vent en faisant la gueule et avec toute l’assurance du mec intronisé sex-symbol en un seul film, comme dans une pub Calvin Klein.

Moralité : j’irai voir le 3.