Archives par mot-clé : Top 40 des 90s

Top 40 des 90’s : n°1

number one

Bon, c’est un peu comme les années 2000, hein, à la fin il y a un numéro 1, et quand on repense aux 40 entrées, on se dit qu’on a oublié des gens, des courants, des chansons bien plus dignes d’intérêts, voire certaines qui n’ont même pas été des singles. Je m’en tiens à la même justification, donc : c’est un classement personnel, dû à ma perception, à ma subjectivité, à mes souvenirs et à ce qui, au final, constitue ma culture (ou mon absence de culture) musicale. J’ai essayé de parsemer, çà et là, des allusions aux uns et aux autres, mais j’en suis resté aux singles (et par extension, aux groupes et artistes), que j’ai trouvés les plus marquants et les plus emblématiques de cette décennie-là. Avec, je l’espère, plus de recul et plus d’analyse que je n’en aurais eu en faisant un classement similaire le 1er janvier 2000. A la limite, je peux m’excuser de l’écrasante majorité de voix féminines (24 entrées sur 40 au total, dont 15 dans le top 20) et de la légère sur-représentation de la deuxième moitié des 90’s, mais bon, comme j’ai eu 5 ans en 1990, on me pardonnera de n’avoir pas été très attentif avant 1995…

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Top 40 des 90’s : n°2

n°2 : Nirvana – Smells Like Teen Spirit (1991)

 


 

Quand le rock alternatif rencontre le mainstream et la coolitude MTV, c’est un peu l’ouragan. Plus encore que R.E.M. ou les Red Hot Chili Peppers, c’est Nirvana qui, au-delà de sa seule chapelle grunge, entraîne dans son sillage l’ensemble des scènes dites « alternatives » dans un rêve de tapis rouges et de glamour. Si tous les groupes grunge ou underground n’ont bien évidemment pas suivi cette voie, apparemment empruntée par mégarde par Kurt Cobain et ses potes, pas mal de groupe semblent depuis avoir été créés juste pour reproduire ce type de parcours. Je pense notamment à la vague « nu metal » du début des années 2000, et sa flopée de groupes aux racines vaguement underground, mais qui ont surtout semblé passer directement du lycée au matraquage de leurs clips à la télé, surfant habilement sur la lubie musicale de l’époque : les Sum 41, Slipknot, Korn (je vais me faire lyncher pour avoir mis ces trois noms dans la même liste), Three Doors Down, Limp Bizkit, Blink-182, Nickelback, Creed… Je ne doute pas de la sincérité artistique de ces groupes, ni du fait qu’ils appartiennent à des courants différents, mais rétrospectivement, il faut bien avouer que pas mal d’entre eux donnent l’impression d’avoir été alternatifs pendant dix minutes avant de passer par la case MTV. Ou comment, après s’être approprié la coolitude du grunge, les producteurs et majors se sont emparés du « nu metal » à la fois en allant piocher dans des groupes existants et en cherchant à faire émerger (ou créer ?) les suivants…

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Top 40 des 90’s : n°3

n°3 : The Cranberries – Zombie (1994)

 


Peut-être le groupe le plus symptomatique des années 90, avec son combo son pop-rock mélodique bien adapté à la FM + prise de tête + engagement politique irlandais post-U2, The Cranberries n’a pas vraiment survécu à l’an 2000, même si le groupe est toujours actif et possède toujours sa base de fans. J’aurais pu choisir Linger, extraite de leur premier album, ou bien les deux autres tubes issus de l’album No Need To Argue (Ode To My Family et I Can’t Be With You), ou même une chanson plus tardive (Salvation, Promises, Animal Instincts), mais je crois que c’est quand même Zombie qui résume le mieux l’image et le son du groupe aux yeux du grand public, vu d’aujourd’hui.

 

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Top 40 des 90’s : n°4

n°4 : Corona – The Rhythm of The Night (1993)

 

 

C’est le rythme de la nuit / La Nuiiiit / Oh oui ! Contrairement à la croyance populaire, Corona n’est pas une chanteuse, mais un groupe, composé d’une chanteuse brésilienne que je confondais avec Pepita de Pyramide (Olga De Souza), et d’un auteur-compositeur-producteur italien, Francesco Bontempi (bon, tant pis) (lol) (je suis hilarant, dis donc). Il y a quelques années, à l’occasion de la gay pride, il y avait eu un mini-concert de Corona au Bataclan pendant une Nuit des Crazyvores : et bah il n’y avait que la chanteuse qui chantait en playback, et tout le monde semblait s’accorder à l’appeler Corona. En vrai, donc, Corona est en partie le pseudo de la chanteuse, et en partie le nom du groupe. Un peu comme Selena Gomez.

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