Archives par mot-clé : Britpop

All Saints – One Strike (Official Audio)

 

 

 

Bon ce n’est pas la perfection, mais c’est un bon titre pop avec les accents R’n’B et soul qu’on aimait chez les All Saints à la fin des années 90. Pourquoi bouder son plaisir ? Certes, ça a peu de chances de percer le top 10 dans les charts du monde entier (top old school, trop typé, pas assez dans les petits papiers des jeunes prescripteurs, qui savent à peine qui sont les All Saints : 1997 c’était il y a presque vingt ans, les gars, c’est un peu comme quand Cher ou Rod Stewart tentaient de revenir au tournant des années 2000 – so gay, mais so old, aussi, allez, on se revoit au prochain best of, xoxo), mais c’est un son frais, un refrain plutôt efficace, une petite sucrerie facile à digérer à l’approche du printemps. Passons sur le fait que le titre est une allusion aux frasques du couple Nicole Appleton / Liam Gallagher, qui a divorcé avec fracas en 2014 lorsque ce dernier a mis enceinte une journaliste du New York Times, parce que franchement, il y existe encore quelqu’un en 2016 pour s’exciter d’une frasque d’un frère Gallagher ? C’est plus la peine de marketer le produit comme en 1997, les gars.

Le premier retour des All Saints, il y a dix ans, avec le single Rock Steady, qui tentait trop de surfer sur l’air du temps de l’époque (un rock méché vaguement rebelle et très looké), s’était un peu planté, mais cette année tout le monde est nostalgique du « millenium », de Destiny’s Child, de JoJo et de Gorillaz, du R’n’B et de la house music. Tout le monde veut être à nouveau en 2001, va comprendre pourquoi. One Strike a les accents synthpop des anciens titres comme Black Coffee ou Pure Shores, à la William Orbit : difficile de faire plus évocateur de la fin des 90s. Alors, maintenant que les trentenaires sont la génération « au pouvoir » de la pop culture et que le comeback des 90s est plus que jamais annoncé, y a-t-il une chance pour que les All Saints soient les pionnières d’un vrai revival dans les charts et dans les clubs ? Je suis content de les revoir en tout cas. L’album est prévu pour avril, il s’agit donc d’un vrai retour aux affaires pour les anciennes « rivales » des Spices Girls, et non d’une tentative un peu vaine de single juste pour voir si quelqu’un en a quelque chose à battre.

Kill your friends

kill your friends steven stellfox

 

Il m’a fallu un peu de temps pour me décider à aller voir cette adaptation d’un roman de John Niven (qui est à l’adaptation), qui n’a pas bénéficié d’une grosse promo en France et qui promettait de dézinguer l’industrie musicale des années 90 post-Britpop et post-Spice Girls, peut-être en y voyant les prémices des difficultés qu’elle allait rencontrer dans les années 2000, tout en se prenant un peu pour American Psycho ou Les lois de l’attraction : des gens riches, superficiels et cokés sombrant dans le stupre, l’arrogance, la toxicomanie et la violence, dans des scènes m’as-tu vu ou le trash flamboyant le dispute au malaise. Et bah je n’ai pas été déçu.

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Top 40 des 90’s : n°27

n°27 : Oasis – Wonderwall (1995)

 


 

 

Peut-être plus encore que Robbie Williams, les années 90 auront été marquées auront été marquées, pour la pop anglaise, par ce phénomène musical bizarre, qui semblait circonscrit aux années 94-97 mais qui, si je ne m’abuse, existe toujours bien au-delà de la rivalité médiatique entre Blur et Oasis : la britpop. Oasis, en Angleterre, c’est un peu comme Johnny Hallyday ou Indochine (qui a d’ailleurs repris Wonderwall sur l’une de ses tournées) chez nous : dans l’industrie musicale, c’est Dieu. C’est-à-dire qu’il y a un public et des détracteurs, comme pour tout groupe ou chanteur, mais une base de fans tellement solide que ça pond du numéro un à la chaîne, quoi que tu fasses. La critique est impuissante, tu peux pas lutter. Depuis leur spectaculaire séparation en 2009, le public anglais scrute les nouveaux travaux des frères Gallagher, mais rien à faire : c’est bien l’ombre d’Oasis qui imbibe encore leur image et suscite la curiosité. Lequel des deux réussira le mieux sans l’autre ? Lequel sera, du coup, considéré comme l’âme et le moteur d’Oasis, pour la postérité ?…

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Top 40 des 90’s : n°31

n°31 : Robbie Williams – Angels (1997)

 

Il faut que j’avoue : avant début 1998, je ne connaissais pas Robbie Williams. Ni Take That. J’avais bien entendu les singles Back For Good ou Could it be magic à la radio, mais sans savoir de quel groupe il s’agissait. Et par ailleurs, tout autant que les boules puantes auditives à chemises fluo que furent les Worlds Apart, G-Squad, Alliage, N’Sync ou Backstreet Boys dans la seconde moitié des 90’s, les boys bands de la « première vague » d’avant 1995 (East 17, New Kids on The Block) m’étaient complètement passés au-dessus. Donc Take That, je ne connaissais pas. Le départ de Robbie Williams du groupe, je n’en avais jamais entendu parler. Son premier single solo, reprise globalement inutile du Freedom de George Michael, non plus. Ni Old before I die. Ni Lazy Days. Rien. Donc, au printemps 1998, lorsque je découvre l’existence d’Angels, qui passe à la radio pendant que je suis en vacances en Bretagne, Robbie Williams est pour moi un parfait inconnu. En France, certains pensent même, à l’époque que Robin Williams se met à la chanson.

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